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Interluttes : comment des militants du Haut- Adour tentent de construire un front commun

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Banderole 'L'université n'est pas une marchandise' lors d'une manif à Tarbes

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Un mercredi soir à , nous avons eu le privilège de rencontrer Henri Saussol, professeur d’histoire, accompagné de Valérie , dans le local mis gracieusement à leur disposition par la CGT. Ce lieu leur sert de cadre pour leurs réunions hebdomadaires, qui ont lieu chaque mercredi soir, afin de débattre et d’échanger autour de diverses thématiques.

Cette entrevue s’inscrit dans notre démarche visant à explorer et à faire connaître les mouvements politiques alternatifs, distincts des partis politiques traditionnels. Henri Saussol et Véronique jouent un rôle actif dans ces cercles, notamment à travers la création et la gestion d’un outil de communication essentiel : la liste de diffusion Interluttes. Conçue par Henri, cette liste de diffusion est un moyen efficace et innovant qui permet aux militants d’échanger des informations et de coordonner leurs actions via les mail.


L’idée de créer un espace commun rassemblant les luttes du Haut-Adour remonte à 2017, au cœur de la grève des cheminots. Une réunion publique animée par  à Bagnères-de-Bigorre marque le lancement d’une initiative collective. Militants locaux et jeunes engagés décident alors de fonder un cadre d’organisation transcendant syndicats, partis et associations.
Ainsi naît le collectif de lutte du . Le choix du nom est volontairement clair : il affirme une implication directe dans les combats sociaux, en rupture avec l’expression « collectif citoyen » jugée trop institutionnelle.

Dès son origine, le collectif revendique une forte orientation politique. Ses premiers tracts appellent à rassembler celles et ceux qui veulent s’engager « sans d’autres intérêts que d’aller jusqu’au bout de la lutte contre ce système et toutes les politiques qui le défendent ou le cautionnent ». L’initiative s’inscrit dans une perspective anticapitaliste, opposée à toute exploitation, discrimination ou domination.

Malgré un renouvellement constant de ses membres, le collectif a su perdurer et s’impliquer dans diverses mobilisations : , actions contre le salon du 4x4, opposition au projet de Train à Grande Vitesse, lutte contre la réforme des retraites, défense de l’hôpital public, ciné-débats, et interpellations politiques locales.

En 2023, une nouvelle dynamique voit le jour. Les mobilisations contre la réforme des retraites et les protestations écologistes contre les mégabassines, notamment via , ravivent le dialogue entre groupes militants. Avec des collectifs comme  , naît l’idée d’un cadre plus large pour relier les différentes luttes.

Une liste de diffusion est créée, des réunions régulières rassemblent militants syndicaux, associatifs et membres de divers mouvements sociaux. Cette dynamique aboutit en 2024 à un forum des luttes organisé à la Bourse du travail, visant à favoriser échanges et perspectives communes.


Les initiateurs veulent créer des espaces d’échange à partir des luttes concrètes, sans imposer de programme, pour réfléchir ensemble aux perspectives. Comme le souligne leur appel, la diversité des mobilisations traduit une réalité : la lutte sociale est une dynamique vivante qui interroge le pouvoir et ses détenteurs.

Les échanges continuent, parfois plus calmes, parfois relancés, notamment avec le mouvement « ». Plusieurs rencontres et assemblées générales ont permis de prolonger cette coordination.

Trois assemblées générales et un ciné-débat autour du film Nous sommes des champs de bataille, de , ont rassemblé une cinquantaine de personnes. L’objectif demeure : construire un agenda autonome des luttes, pour que collectifs et militants se retrouvent régulièrement pour discuter et agir ensemble.

Dans un contexte social tendu, les organisateurs souhaitent poursuivre cette dynamique. 

Une nouvelle assemblée générale est prévue dimanche 15 mars, de 15h à 17h, près de la gare, ouverte à tous ceux qui souhaitent participer à cette réflexion collective.


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